jeudi, mars 24, 2011

Jour 48


Le message en Inbox disait : « Lâcheuse, tu n’es jamais là quand on a besoin de toi ». Je passe un coup de fil à Tunis, où je commence direct par « Quoi ? c’est encore un plan q ? Je ne veux pas savoir !!! ». Il ne me répond pas, « Allo ? »... « Mon ulcère... ça n’en n’est pas un, j’ai passé la semaine à me plaindre, et puis je me suis dis ça suffit l’automédication, je dois voir un généraliste, qui m’a envoyé chez un spécialiste... et ça s’est enchaîné, et là je sors de la clinique, je viens de faire une biopsie. J’attends le résultat dans quelques jours, et je n’ai pas envie de les passer tout seul. Je n’avais pas la force de t’appeler parce que comme habituellement je suis celui de nous deux qui pense le plus à l’autre... et ben, je me suis dit, elle doit aussi être dans une belle merde !! et puis j’ai croisé ta mère qui m’a dit que tu « bossais » à Paris... Je te laisse bosser... » Il attend que je dise quelque chose, mais j’en n’ai pas le courage. Je pense qu’il m’entend respirer. Et je ne sais vraiment pas quoi dire : « ça devrait dire quoi le résultat d’une biopsie ? »... Il ne dit rien... Il raccroche.

Il m’envoie un sms alors que je suis encore plantée en plein milieu d’une rue... presque avec le même sourire débile qu’à l’instant où j’ai décroché le téléphone pour le taquiner. « Ça veut dire qu’ils soupçonnent que cette masse dans mon estomac, soit maligne, maline. J’avais besoin de toi, connasse... que tu dises quelques choses... ».


Ça veut dire quoi une masse ?? C’est un truc noir comme le voile qui s’est posé sur mes yeux en cette si belle journée... Il faut que je me ressaisisse, immédiatement... Réfléchis Mimi, réfléchis...


J’appelle mon assistante à Tunis et lui demande de réserver un billet sur Paris au nom de Lyès Z. et de me le confirmer.

20 min après, 20 min pendant lesquelles j’imaginais déjà ma vie sans Lallou... Quand elle me confirme qu’il prendra l’avion de 19h. Une heure plus tard, le temps que je me ressaisisse, je lui renvoie un sms « Passe voir l’as de la pétasserie récupérer ton dernier billet d’avion, je t’attends ce soir à Orly pour passer tes last days. Avec le froid, cette saloperie te bouffera moins vite... et peut être même qu’en dormant tout collés, la haine innée que je porte en moi, ira détruire la masse... ».

Il répond : « Merci petit monstre, je n’en attendais pas moins. Vendredi dans 10 jours, c’est le jour du résultat... Je devrais rentrer. J’espère que tu m’aideras à supporter l’attente. Je t’aime MiCruella ».


Je lâche tout ce que j’avais à faire cet après midi, et je prends mon moleskine pour repérer tous les endroits sympas auxquels je voulais aller et j’établis une liste des endroits où j’ai décidé d’aller avec Lallou quand il sera là d’abord les basiques, et puis les extraordinaires, depuis la Tour Eiffel et les Invalides et jusqu’au Pershing Hall et Grazié, Yoom et même Goldy Mama, en passant par Disney et Parc Astérix bien évidemment.

J’ai fait également la liste des gens que peut être il aurait envie de voir. Et finalement, j’en ai déduis que dans ces cas là, lui et moi ... on préfère être seuls. Et d’ailleurs, ça me fait repenser que Rania est ici, à Paris. Y penser me donne la nausée et me laisse penser que l’amitié n’est que Bullshit.


Par ailleurs, j’avais zappé de vous dire, que j’ai fuis... j’ai fuis Tunis, parce que j’ai revu D., oui D. l’acteur, mon ex... lui... (Merci A., enfin merci... ça reste à voir :) ) Nous nous sommes vus régulièrement c’est derniers temps, j’ai même été assez malade et il s’est occupé de moi cet ange. Même si je m’obstinais à vouloir le repousser. Il m’a sorti la réplique de ma vie « Tu m’aimes mais toi-même tu ne le sais pas ». Que dire suite à ça ?


Bref, quand j’ai ressuscité et que j’ai réalisé qu’il commençait à me manquer quand il n’est pas là. Et que je me remémore les moments vécus ensemble avec ce regard mielleux et tout plein de crème, je ne suis carrément plus dégoûtée... Je trouve même ça sympa. J’avais tout le temps envie de lui proposer de passer après le boulot, mais je me retenais, je voulais lui dire de rester dormir mais je me retenais, je voulais lui dire que j’étais heureuse mais je me retenais.

Alors, un soir il m’a proposé de l’accompagner en soirée, et j’ai refusé, les manifestations de nos rapports flous et complètement encore pleins de crème étaient totalement proscrits. Mais je suis quand même allée à la soirée avec mes amies. Comme à mon habitude, j’ai fait mine de ne pas le connaître, mais il s’est invité à partager mon fauteuil et il me jetait des regards excessivement suggestifs de désir. (Heureusement que ce n’était pas des regards d’amour, parce que ça ne le faisait pas devant mes copines).

Mes copines étaient excitées comme des puces... elles me disaient que j’avais « un ticket », je disais qu’il me plaisait bien pour un one night stand... mais je pensais que si l’une d’entre elles posaient les yeux de près sur lui. Je risquais de me transformer en tigresse. Par contre, personne n’aurait rien compris, même pas lui.

Après la soirée, une des filles propose une after chez elle, j’ai prétexté que j’étais assez défoncée comme ça, et que je préférais rentrer. Elles m’ont déposé et n’ont pas remarqué qu’une belle voiture m’attendait devant chez moi.

Il était déjà là.

Cette nuit là, fut étoilée... :) Il est merveilleux, exactement comme dans mes souvenirs. D’ailleurs ces mêmes souvenirs qui ne m’expliquent pas le pourquoi du comment de notre rupture. Si on avait pas rompu, peut être qu’aujourd’hui on s’afficherait en couple sur FB :p

Confessions sur l’oreiller, il me raconte que ce « cul entre deux chaises » lui va, et qu’il le préfère à mes pétages de plomb anti-routine. Il me dit des mots tous doux, et me dit que même si on a rompu et ben c’est pas grave, ça nous a permis de connaître notre valeur aux yeux de l’autre... et que l’essentiel c’est ce qu’on vit dans le présent. .... et on parle... et on parle. En réalité, il parle parce qu’il me connait si bien qu’il s’ait d’emblée que je ne vais pas ouvrir mon cœur et parler.

Quand un sms nous perturbe, il est près de 5h du matin. Je suis la plus rapide à me lever, comme si, comme dans le passé, je craignais le pire. Je suis jalouse quique ça puisse être... et c’est un numéro qui envoie un sms sur l’aperçu de son iphone :Un « oui » aurait suffit.

J’en étais presque à lui demander des explications, mon regard était interrogateur. Mais il ne dit rien, il me connait très bien. Il me prend le tel et me lance très calme droit dans les yeux : « Tu n’aurais pas aimé que je fasse la même chose, alors s’il te plaît évite ». Il aurait pu me dire « Cette fois ci, ce n’est pas toi qui établit des règles que je serais le seul à respecter ». ça aurait eu le même effet, c’est ce que ça voulait dire en réalité. (...) pour pas faire long, je posterais la suite demain.

3 Avis sur ma vie:

_chiheb a dit…

et ça recommence, ça fait plaisir de retrouver tes récits :)

24 mars 2011 à 23:16
Mimi a dit…

Merci bcp chiheb :)

29 mars 2011 à 17:43
Anonyme a dit…

ça te dis de donner un titre à chaque récit? Je trouve ça très intéressant quand même...

29 juin 2011 à 22:33