jeudi, décembre 16, 2010

Jour 39


@WB6 :)

Comme convenu avec Lyès, il faut que je me cherche « my date » de la semaine sur FBk. Putain, quel plan foireux, … Sur ma liste d’amis… celui là est un ex, celui là … non pas mon style, celui là il est pris... et je scroll, je scroll...


Je regarde ma liste de long en large... je n’ai que 700 contacts sur ma liste, dont 400 sont des mecs sur lesquels je dois exclure mes collègues, mes connaissances avec intérêt et les loosers (qui le sont, l’étaient, ou présagent de le devenir...). Et puis finalement, je me pose des questions sur ce que je cherche... gagner un pari ou bien passer une soirée avec un mec sympa... avec qui éventuellement je prendrais du plaisir à être, avec qui je rigolerais bien et qui me prendrait pas la tête, m’aimera juste assez pour me passer mes caprices, et m’aimera assez aussi pour savoir m’arrêter, me conditionner, comprimer mon espèce de grain de folie, le mec que j’apprécierais assez que je ne voudrais pas laisser partir... celui qui me manquera quand il ne sera pas là... enfin, tu vois... le truc derrière lequel tout le monde court et veut trouver par tous les moyens... et qui fait que cette société en recherche perpétuelle d’amour soit devenue si perverse et vicieuse... Bon... je m’égare là.


Et du coup, je me retrouve complètement dans cet article que j’ai posté de façon complètement arbitraire et hasardeuse sur ma daily review :)

Et sans le vouloir je me suis retrouvée dans une situation proche de « Qui veut épouser mon fils ? »

Le premier avec qui j’ai parlé :

Un ex, celui avec lequel j’ai voulu payer les dettes de Papa à l’époque où il a eu des problèmes. Son père était le PDG d’une banque et je n’avais que 15 ans. I avait finit par me tromper avec ma meilleure amie dans son zodiac, un été à Hammamet. 12 ans plus tard, et au bout de 10 min, il parle trop, il a fait ses études aux « States », il a été trader, et prétend que les gens qui ne jouent pas avec la bourse ne comprennent rien à la vie. Qu’il a un pied ici, dans une multinationale, et un pied au States, son pays d’adoption... les avions, le jet lag, le fric, son ex ...la blonde, qu’il pense aimer encore, qui vient de créer un super projet humanitaire en solo en Ouganda... Après t’avoir bourré la tête de news sur-gonflées et complètement inutiles, tu lui souhaites pleins de spéculations heureuses, et plein de petits ougandais rassasiés en Ouganda... :)

Le deuxième interlocuteur : Photo de profil « Out of Bed » : Cheveux ébouriffés, se la joue cercle des poètes disparus... s’est refait la saga Freudienne, et est en pleine recherche pour contrer le courant psychanalytique. Il me dit que j’ai raté ma vie et que déjà au lycée il se rappelle que j’étais une fille très perturbée et que je provoquais trop les profs, et que je n’avais pas une seule page blanche sur mon carnet de correspondance. Il pense que je suis restée coincée au stade anal. Et enfin, il se rappelle qu’il n’est pas en plein « monologue » : « et tu fais quoi dans la vie ?... enfin si on peut appeler ça la vie... ». « Je suis consultante en marketing dans le milieu de la mode »... Il me répond : « oui, tu as toujours été un peu superficielle... » Et ça le fait rire. « Et toi connard ? » Il est chercheur dans un labo, et est sur le point de prouver les bienfaits immédiats du trèfle à 4 feuilles pour prévenir et stopper la diarrhée. Si moi, je me suis arrêtée au stade anal, lui c’est un vrai trou du cul !

En même temps, un troisième. A 30 ans il est encore RP dans les soirées, il fait des soirées DJ Bach, et DJ Karim Siala... il parle toujours autant de Vodka, de match de foot. Le mec genre qui te vole la vedette dès que tu t’affiches quelque part avec lui, celui que tout le monde connaît, celui qui s’affiche chaque soir avec une nana différente toutes logées à la même enseigne de la « tonight’s vagina ». Dès qu’il se met à s’en vanter... tu lui rappelles que vous avez déjà couché ensemble, il y a quelques années et que tu t’en rappelles à peine tellement ce n’est pas classé « memories »... et que si aucune nana n’a eu l’honnêteté de lui dire que ce n’est pas un coup génial, c’est parce qu’elles ont peur de se faire jeter à l’entrée des soirées ou de ne pas recevoir les sms d’invitation.

Je commençais vraiment à m’ennuyer d’une force... jusqu’à ce que je me retrouve à parler à celui qui en un quart d’heure m’a parlé de toutes les nanas qu’il a tiré. Il ne sait pas que depuis le temps, je l’ai connais toutes, et qu’ en réalité, il n’a jamais tiré que 0.5 nana, si on compte celle avec qui il a « failli » conclure et qui s’est arrêté net en apprenant qu’à 28 ans, il vit chez maman qui lui file son argent de poche parce qu’il est en pleine recherche d’emploi, lui, le pauvre incompris... se photographie partout où il va avec ses potes en se mettant en ligne, des verres à la main, et en souriant à s’en fouler les zygomatiques pour avoir l’air de s’amuser comme on le faisait tous à la période de Hi-5. Quand c’était tendance.

Après ça, je parle un peu avec Sofiene, il était complètement premier de la classe, et le genre sur qui tu te retournes jamais à part pour pomper en plein contrôle de math. Il t’aborde en te demandant où t’était tout ce temps. Comme si le lendemain d’une nuit torride, il ne t’a pas trouvé couchée près de lui, et que tu es partie chercher des croissants et sans jamais revenir. Tu parcoures ses photos pendant qu’il te raconte son parcours et que tu lui réponds « ouais... cool... » sans même lire. Le mec a ouvert une start up, une boîte sur le net et l’a revendue un bras ! Le genre de mec devenu « in » et qui prétend avoir compris la vie, qui ne se prend pas la tête : il porte des fringues de jeune créateurs, est sponsorisé par Berbers (son grand « space » pote), arbore discrètement le tartan Burberry sur son écharpe, parle un franglais irréprochable et insupportable. Parle d’expériences subliminales, qu’il aurait tenté avec ses potes, met toute sa vie sur Foursquare, appelle ses potes les « people » (toute modestie mise à part) signe des contrat à la salle de sport select qu’il fréquente, et parle de plein de choses super superficielles pour ne parler au final de sexe... et à quelle point il salue la beauté de la femme au lit quand elle est sans retenue, naturelle et spontanée. Emmerdant, qui parle trop et trop de lui, qui essaie d’expliquer par des concepts et des complexes en utilisant des mots difficiles toutes les situations du quotidien. Shooté au calmant ou à autre chose, va savoir tu lui dis, "heureuse de t’avoir retrouvé, je file en réunion... moi pauvre salariée qui comprends rien à TA vie. »

J’allais me déconnecter quand prête à accepter de perdre mon pari face à ce jeu débile et puéril, quand un certain M. m’envoie « Mimi sur la messagerie de FB... c’est rare »... et lui, je lui parle souvent, je le croise souvent en soirée... et je l’apprécie alors je lui propose le deal... « Ecoute, j’ai fait un pari débile avec un ami, tu veux bien sortir avec moi un soir... ? Cette semaine... Je déteste perdre, tu veux ? Après si tu veux, tu pourras me juger comme une fille superficielle, mauvaise perdante et ne plus jamais me parler». Il me dit, « Ok, ... j’aime bien jouer, et je déteste perdre,... alors si vraiment c’est pour te faire gagner... je joue le jeu. Ça nous permettra de discuter un peu plus que les « Salut, ça va ? » habituels. Envoie-moi un MP pour me dire quand et où ? Je viendrais. »... Je le remercie et je lui demande son numéro de mobile, il me dit, « pas la peine, envoie moi les détails du rdv par MP, bonne journée ». Et il se déconnecte !



2 Avis sur ma vie:

aymen a dit…

c'est une fiction ce que tu viens d'écrire?

si c'est le cas je te dis chapeau j'aime bien ta manière d'essayer de traduire la vie "hollywoodienne" à une tunisienne.. :)

Si c'est le contraire, je te dis putainnnnnnnnnnnnnnnnn!!! ça existe des gens comme ça en tunisie?!

16 décembre 2010 à 17:47
Mimi a dit…

oui, je t'assure que ça existe :)

18 décembre 2010 à 08:49