vendredi, novembre 19, 2010

Jour 28


Aujourd’hui, avec mes frères et sœur, on a emmené Papa faire son grand kif, un déjeuner au golfe, le dimanche à midi, il y a trouvé pas mal d’amis... et de connaissances. Il faisait l’effort de se tenir correctement, de parler, de sourire... ça va mieux.

Ma mère ne s’est pas déplacée... sans se justifier.

La semaine prochaine c’est l’aïd, nous allons comme l’année dernière, aller à Mornag chez mon oncle, dans son domaine viticole, avec tous les cousins. Papa est très content de se mêler à la famille. Il fait énormément d’efforts, Maman ne se prononce pas. Elle dit qu’elle part à Paris, pour la semaine, pour faire une cure de je ne sais pas quoi... une connerie, comme d’hab. N’importe quoi... elle ferait n’importe quoi pour ne pas affronter la réalité et se rendre intéressante.

Je lui envoie un sms : « Pour l’aïd, j’irais à ta place si tu ne veux pas t’occuper de Papa, ni t’afficher devant ta famille avec un mari diminué. Tu t’es pavanée d’être sa femme pendant tellement d’années qu’au jour d’aujourd’hui, par simple gratitude, c’est ton devoir de le faire. Mais je sais que les principes ce n’est pas ton truc, ni le sien d’ailleurs, comment de mauvais époux peuvent-ils être de bons parents ?! Ce n’est sûrement pas une règle générale. »

Hier soir, j’ai appelé pour avoir des nouvelles de Rania (#Meilleure amie enceinte du mec marié qui veut pas divorcer). Elle me demande l’autorisation de revenir chez moi, puisqu’avec ses parents l’histoire n’est pas vraiment passée. Et que ça va bientôt commencer à se voir et que de ce fait ça allait devenir gênant pour sa famille.

J’accepte et quand elle me parle de loyer, je lui dis que je ne veux rien entendre, qu’elle aura besoin d’argent pour le bébé. Je suis quand même très en colère contre ce con, qui va la laisser assumer une telle décision toute seule. Mais bon, des deux côtés, j’essaie de comprendre. Elle va donc s’installer le week end après l’aïd dans la chambre que je n’ai pas touchée depuis son départ. Nous allons reprendre une vie normale. A trois :) L’idée me réjouis, même si enfanter ne me tente pas beaucoup. Heureuse que ce soit la « chose » d’une autre.

Lyès m’appelle pour me dire que le 2ème jour de l’aïd, sa mère va lui présenter la fille d’une cousine. Donc le soir où il m’en a parlé, ça se tramait déjà... :) J’attendrais de voir la « bête ».
Ma mère m’appelle pour me parler du sms. Elle me reproche tjrs mon sens de la compassion, je ne réponds qu’une chose « Tu penses que c’est tjrs toi qui en a besoin ? Hein ? Surtout en ce moment !!! Maman, me parle même pas... Je comprends pas du tout comment tu fonctionnes... »...

Très calme et détachée elle me répond : « Tu restes une énigme pour moi ma pauvre fille... (Soupir) bon, aucune excuse, ce soir tu dînes avec nous, nous avons des invités et je te prie d’être habillée correctement... et je n’accepterais aucune absence, ni aucune excuse, 21h l’apéro, je ne le répèterais pas. »

Je grinçais tellement des dents que je n’ai posé aucune question, j’ai marmonné, alors elle m’a raccroché au nez !

Cet aprèm, je fuis le bureau... mon altruisme commence à m’étouffer... en ce moment, je ne suis pas du tout braquée sur moi-même et je suis.... « Heureuse », ouaiiiis, heureuse,... et ça me fout les boules !! Je file à la salle de sport, j’ai le temps de faire deux circuits, des longueurs de piscine, je suis détendue... et j’ai même le temps de lire un livre en sirotant une tisane dans le peignoir du centre, une cliente n’est pas venue alors on me propose un massage relaxant et un brushing. Et pour ne pas faire long, à 21h, je me retrouve chez mes parents, en jean, baskets, demi -ventre et queue de cheval pour bien faire chier la reine mère...en entrant, je tombe nez à nez avec ma sœur qui me dit : « Quel classe ce mec ! » et j’arrive au salon avec un mauvais pressentiment. L’invité surprise est ....

(Roulement de tambour)

Samuel.

1 Avis sur ma vie:

elgreco a dit…

j'adooore la Geisha des temps modernes et sa plume mordante

Keep going namiga =))

http://rachedelgreco.blogspirit.com/

19 novembre 2010 à 18:38