vendredi, novembre 19, 2010

Jour 27


J’étais à la soirée hier, D. était là. Je n’ai pas eu le moindre frisson… un inconnu, c’était un parfait inconnu… Il est venu me dire bonjour, et il a demandé des nouvelles de mon père. Il m’a dit, « Je t’ai vue dimanche à l’aéroport, j’y étais aussi, on a pris le même avion, mais j’étais en première », j’ai répondu un vulgaire « Ah bon ? » dépourvu de la moindre émotion. Le silence qui s’est installé était tellement gênant qu’il a fini par me dire « Bon, ben bonne soirée ». De toute la discussion et de toute la soirée qui a suivi, je n’ai pas croisé son regard. J’ai cette attitude quand je suis déçue ou blessée par quelqu’un. Je refuse qu’il puisse lire dans mes pensées à travers mon regard.

Avec Lyès on est rentrés à pas d’heure, on est restés avec une bande d’amis, c’était sympa. Mais je n’ai même plus le même entrain quant à fréquenter ces soirées, c’est toujours les mêmes, les mêmes gens, les mêmes discussions, mais c’est « the place to be » si on a envie de se faire des contacts. Lyès était super bourré en rentrant, et moi sevrée de mon ivresse parisienne, alors je lui ai proposé de rester dormir. J’ai l’habitude de m’occuper de lui, et d’envoyer un sms à sa maman pour la prévenir. En réalité, la maman de Lyès est la tunisoise type qui ne tolère que les bent flèn et bent feltèn, elle a longtemps voulu que son fils et moi, on se marie… et n’a jamais voulu comprendre, l’amitié intense qui nous jette l’un dans les bras de l’autre, pour se faire seulement de poutous et des calinous. C’est comme un frère Lyès, je me rappelle encore de son premier jour à la maternelle, sa mère lui avait mis ses vêtements de l’Aïd, il portait un costard cravate le pauvre, on aurait dit un serveur… Il m’a tellement fait de peine d’être la risée de ces gamins atrocement méchants… Alors depuis, c’est mon acolyte et je le chouchoute et le protège.
Complètement dans le cirage, il me raconte que sa mère commence à lui foutre la pression pour qu’il se marie maintenant qu’il a sa propre entreprise et que ses affaires roulent… mais il me confie qu’aucune fille ne plairait assez à sa mère, enfin… de celles avec lesquelles il a l’habitude de faire des 5 à 7. Comme disait un ancien bloggeur, ce sont des femmes cure dents… Il me raconte qu’il songe sincèrement la laisser choisir, une fille que personne n’aura traitée comme il a traité les filles qu’il a côtoyées, il me parle de performances sexuelles, de positions avec des noms à coucher dehors, du kamasutra qu’il a exploré de fond en comble avec à chaque page une femme différente. J’étais morte de rire, et il continuait, je veux une colombe… une jeune vierge à l’esprit pur, qui n’a jamais vu le méchant loup « et dans mon cas, le grand méchant loup » (trop modeste mon best friend). Il me dit, je ne veux pas une nana formatée, je veux une vraie vierge… pas de mensonges, pas de sutures… et il n’y a que ma mère qui peut me trouver la perle, celle qui était chez elle avec sa mère à chaque fois que sa mère leur a rendu visite.

J’éclate de rire et je lui dis : « Si je t’écoute parler, je perds l’espoir de me marier un jour… je suis une femme cure dent ? » … Il me répond : « Mais non, mais ce n’est pas pareil… tu es Mimi»

Et il s’endort… Je le couvre, et ses mots raisonnent dans ma tête parce que je sais que c’est possible qu’il en soit ainsi. C’est tout lui ça…

Je me mets sur facebook, et pas mal de monde qui était là ce soir est connecté sur la messagerie, notamment D. :
-Salut
J’hésite à répondre…
-Tu étais sublime ce soir… :) et très très froide…
Je réponds : Coucou, merci… pour les deux.
- Ecoute, je suis désolée pour Paris
- Je suis désolée aussi, je n’aurais pas du mal te répondre
- C’est pas grave je ne t’en veux pas, je sais comment tu es. Est ce qu’un jour on va pouvoir s’asseoir calmement et discuter ? Juste pour faire une petite mise au point ?
- Je ne sais pas si c’est nécessaire… je ne vois pas ce qu’on pourrait se dire.
- Franchement, moi non plus... mais tu sais juste pour rester en bons termes.
- Considère que nous avons discuté, et que nous sommes en bons termes. On efface tout et on recommence ?!
- Amis ?
- Oui, amis...
- Parfait,
- Bon, je vais me coucher... A bientôt :)

1 Avis sur ma vie:

psynaj a dit…

Désolée mais je déteste ce genre d'homme, si g t son amie je lui aurai fourré un cure dent là où je pense !

19 novembre 2010 à 09:33