vendredi, novembre 05, 2010

Jour 20




Mes journées sont monotones. Je passe mon temps au bureau, à regarder par les fenêtres de la Tour Montparnasse. En rentrant, je passe m’acheter un truc à grignoter et je rentre lézarder à la maison, je ne fais rien, je lis les deux dernières suggestions d’Evène :

Le traité culinaire pour les femmes tristes, ainsi que Brida, le nouveau Coelho., je traîne sur ce fichier word, où alors je mets un fond musical pour regarder par la fenêtre l’agitation permanente de cette rue, avec le jeu de lumières orchestré par les bras en mouvement du moulin.

Je me sens mal, je me sens fébrile, je me sens seule.. Je n’ai pas la moindre visibilité sur mon avenir, même pas le plus proche. Je ne sais même pas ce que j’attends de moi pour trouver ma propre estime. Je n’ai vu personne à part Samuel qui passe le soir, ou téléphone pour avoir des nouvelles de mon père au courant de la journée. Je n’ai même pas honte, qu’il en demande plus que moi.

Je ne sais pas ce qu’il me veut avec toute cette gentillesse, aux petits soins, prévenant... Je suis à la limite de repousser sa bonté. Bien que je n’ai qu’une envie, c’est que quelqu’un me prenne dans ses bras, me câline jusqu’à ce que je m’endorme, sans aucune arrière pensée, mais il est l’amalgame même : Est il là pour mon père ? Pour de la compassion ? Pour de l’attention ? Parce que je suis seule, et qu’il joue au Papa ?... L’ami ?

J’ai souvent eu pour sale manie, d’attirer les amis ou associés de mon père, et à 15 ans j’avais un physique de femme, à 18 ans, ils laissaient mon père en plan pour me suivre dans mes délires. L’un d’entre eux a invité tous ses amis au restaurant un soir, pour les planter là bas et me rejoindre. J’ai commencé très tôt les jeux malsains, j’adore laisser les vieux cons croire qu’ils sont attirants et intéressants, sans qu’il ne se produise rien à part un jeu de séduction. Je les manipule seulement parce que je veux juste me prouver des choses vis-à-vis de l’autorité paternelle. Je me sens plus forte et plus influente que mon père, ils le plombent pour moi. C’est entre autre pour ce genre de conneries et pour ne pas partir en couilles que je suis suivie depuis au moins cet âge là. Et comme j’ai été partiellement désintoxiquée de ces jeux malsains, je ne pense pas que je sois en train de jouer avec Samuel. Mais peut être que lui il joue ? Mais à quoi ? À remplace-papa ? Ou à tu me plais mais j’ai honte de me l’avouer à moi-même ?

Quand on parle du loup, sms de Samuel : Ce soir pas moyen que tu glandes, et pas moyen de faire tout Paris non plus. Un classique Hippo Ciné ça te va ? »

Je réponds un sec « OK, on regarde les filles en noir »

Je reçois en retour « je vois que tu es d’humeur joyeuse, ça marche ma puce. »

Ce que j’aime chez lui c’est sa joie de vivre, toujours le sourire aux lèvres, le pro de la tchatche, jamais atteint, il n’a pas l’air de morfler, n’a aucune attache et se fiche de tout, il n’y a que lui qui compte, dents acérées, cheveux gominés, toujours parfaitement apprêté et frais. ...C’est exactement ce à quoi j’aspire, ce que j’aimerais être lui.

4 Avis sur ma vie:

24Faubourg a dit…

Lui, je le sens pas...

5 novembre 2010 à 22:34
Anonyme a dit…

Ou est dina Je laimais bien

5 novembre 2010 à 22:42
psynaj a dit…

@24 Faubourg, aussi !!
moi aussi j'attendais la suite avec Dina, g l'impression que son passage sur cette note n'est vraiment pas fortuit, comme dans un film ou tu te rends compte qu'un truc n'est pas parachuté, je me trompe ?? :p :))))

6 novembre 2010 à 16:32
Mimi a dit…

@24Faubourg: ... je n'arrive pas à émettre de jugement.
Anonyme: ... Moi aussi je l'aime bien :)
@Psynaj: les filles vous me faites peur :s et bizarrement je sens que vous avez peut être raison. Pour Dina, je la garde comme un contact, je l'apprécie beaucoup.

8 novembre 2010 à 10:15