jeudi, octobre 28, 2010

Jour 16


I am what I am, c’est comme ça, je n’y peux rien. J’ai besoin de recul, pour statuer sur la vie qui bascule. Celle qui peut partir en couilles à tout moment. Je ne me suis pas sentie aussi mal depuis longtemps. Ce n’est même pas en rapport avec mon père, lui... j’en suis à un stage où je ne le juge même pas. Il devra assumer ses actes, il ne me reste plus qu’à lui souhaiter de se rétablir et de sortir des griffes de Maman qui se venge pour toutes ses dernières années.


Me concernant, dans mon entourage personne ne se doute de rien, je n’ai pas l’air d’avoir subi quoique ce soit. Ce qu’on remarque c’est que je travaille beaucoup, que je ne prends pas de pause dèj, que je maigris à vue d’œil.

Ma vie personnelle frise le néant, je bosse, je passe voir mon père et ensuite je mets le masque.

Je ne suis nulle part et partout à la fois, je prends mon cellphone, et j’en ressors les vieux numéros, pour évoquer les vieux dossiers, et pour atterrir auprès de ce monde que je fuis généralement. De chez untel à chez l’autre, désormais tous les jeunes übertunisiens ont leur chez soi. Dire que c’était une honte le jour où je me suis installée toute seule. Maintenant, tous ceux qui ne le font pas ne sont pas « in ». On ne sort plus, et on ne nous voit plus nulle part, une fois entrés une porte se ferme, derrière laquelle toutes les paroles, manigances et excès sont tolérés. En ressortant, on s’époussète, on met tout au frais pour enlever l’odeur de tabac froid, les idées noires, les idées reçues.

Je me douche, pour me laver des mes péchés, je me couche, mais la musique forte que j’entends encore, fais vibrer mon cœur, j’en ai presque la nausée. Je ne veux pas qu’elle s’arrête, je veux m’évanouir de fatigue, je ne veux penser à rien... je me fiche de savoir la fille de qui je suis, ce que veut dire la notion de paternité, de famille... je vais brûler tous les albums de famille, tous les arbres généalogiques... brûler ma psy, qui fait de moi la plus avide des pyromanes,... je vois du rouge, du feu, des papiers cramés, j’entends la musique... et je n’arrive pas à dormir... Mes larmes coulent, sur mon oreiller, je l’essuie du dos de ma main, elle est noire ébène cette larme... je suis prise d’une angoisse terrible.... je rallume la lumière haletante... je ne m’étais juste pas démaquillée, les larmes noires n’étaient que les vestiges du masque qui cache ma tristesse. Mais pourquoi je pleure ?

8 Avis sur ma vie:

Anonyme a dit…

I think that im going to fall in love with you I like the way you write all your emotions and how you describe yourself Mimi im definitely fan

28 octobre 2010 à 14:32
Mimi a dit…

Thank you for your support, I really appreciate it, and I really need it. Thank you for coming and reading. Hope to see you soon by here, Dear anonymous :)

28 octobre 2010 à 18:20
psynaj a dit…

g perdu le fil depuis longtemps, hier je suis tombée sur le blog par hasard et g vu que j'avais du retard à rattraper, g tout lu ou presque et finalement je constate qu'on ne voit que ton vrai toi au fil de tes notes, tu te cherche encore ?

28 octobre 2010 à 20:27
Anonyme a dit…

c'est tristounet ça :(((((((
un fan qui dévore ton blog :D

29 octobre 2010 à 11:44
Mimi a dit…

@Psynaj: si je viens ici c'est pour mettre les choses à plat, m'écouter, me relire, me juger, me faire lire et me faire conseiller, je le prends comme une psychanalyse, un divan... Je me couche sur cette page d'une certaine façon. Tu as des conseils de Psynaj pour moi?

@Fan qui dévore mon blog: de savoir que vous êtes là et que vous lisez, que vous trouvez ça attachant, donne une espèce de sens à cette vie, et à ce "moi" que moi même je ne maîtrise pas.

5 novembre 2010 à 09:37
psynaj a dit…

lol suis mal placée pour te donner des conseils ma belle, le jour où je me retrouverai aussi je te donnerai la recette :p :)) biz et bonne continuation !

6 novembre 2010 à 16:29
Anonyme a dit…

Salut mimi, je ne suis qu'au 16ème jour de tes écrits. Je te souhaite bcp de courage dans ta vie. Un jour un monsieur qui m'est étranger m'a dit : Dieu ne nous met que les défis et obstacles que nous pouvons surmonter". Je ne sais pas c'est quoi ton rapport avec la religion, mais prends en considération la deuxième partie de la phrase. Et dis toi que tu es capable de sumonter ces épreuves. La vie n'est pas faite que d'aimges noires obscures qui nus envahissent. Si on arrive à les oublier, on peut y retrouver des parcelles d'ar-en-ciel. courage à toi

23 avril 2011 à 03:44
Mimi a dit…

Bjr, disons que g un rapport tres particulier avec la religion, je la prends telle qu elle me parle. Ton commentaire me touche bcp et il s applique a merveille a ma vie. Au jour 59 je suis tjrs perdue. Mais j ecoute tjrs c que dit Dieu, c est les seuls mots qui me dirigent... Merci pour ton soutien et merci de me lire et arrive au jour dernier, tu me diras ce que tu penses de tt ca. Bonne lecture. Mimi

23 avril 2011 à 10:42