J’ai eu du mal à me réveiller,

J’ai eu du mal à me réveiller, pourtant je dois avoir l’air présentable, j’ai des rendez vous ce matin.

30 abdos au pied du lit, conseil de Samira. Je ne cherche pas à perdre mon ventre j’en ai pas, c’est juste de l’entretien.

J’ai pris ma douche histoire de bien ouvrir les yeux, j’adore la sensation des cheveux mouillés.

Je me dirige vers la cuisine, Rania y est, on prend le petit dèj ensemble, elle a l’air bien ce matin. Elle me dit que c’est notre soirée de ce soir qui l’enchante.

Ce soir après le boulot, on part à Hammamet, soirée clubbing en perspective. Un de nos dj’s préférés.

Du coup ça nous donne envie de mettre de la musique, histoire de se mettre dans le bain. Café et Jus de fruit.

Rania , avec son agenda ouvert sur la table :

« On fait comme ce soir que je m’organise »

« Je viens direct de chez ma psy et les garçons viennent nous chercher. On se dit 19h ? »

« Ça me va… »

Chacune est partie vaquer à ses occupations. Je trouve un sms de mon boss :

« Auj clt Esp Imp tard pa gro bdg GL In U I trust »

Décodage: « Aujourd’hui client espagnol important, ne tarde pas, gros budget, Good Luck, In You I trust. »

Ça sous entend : le recevoir, prendre le café, lui faire faire un tour dans les locaux, lui expliquer quel groupe fantastique nous sommes, lui exposer nos offres, déjeuner avec lui, négocier tout l’après midi… négocier avec le boss pour éviter le dîner.

Je dois me trouver la tenue adéquate.

Je ne dois surtout pas être habillée « cheap », exit les basics de Zara ! Petit chemisier blanc, pantalon noire bien coupé, et escarpins vertigineux vernis blancs.

Oui, je sais les escarpins font un peu « choquant », c’est fait pour ! Une touche d’originalité, ch’uis déjantée, faut pas l’oublier. :)

Une touche de Freeze Ease (truc anti frisotis tout bête avec un nom compliqué) et je laisse mes cheveux mouillés. Ça ne fait pas négligé, ça fait naturel.

Je prends une grande respiration devant ma glace, j’étais mitigée entre me dire « T’es trop belle et trop intelligente, tu vas en bouffer du client, ma grande » et « Allez Cruella, encore un défi pour toi. Fais-le croquer dans la pomme »

Des moments de doute régissent et ryhtment ma vie... Le paradoxe est mon deuxième prénom...
Je dois casser la baraque, en essayant de pas casser mon estime de moi même qui est déjà au ras des pâquerettes.

Assez polémiqué comme ça....
Je m'ennuie de solitude, et la souffrance me manque et cette image de fille heureuse que je crée de tout pièce me donne envie de gerber.

Je vais encore déjeuner avec celui qui devrait porter le titre de petit copain.

Vivement ce soir, que la route la nuit me calme, en me donnant l'impression que ma vie défile devant mes yeux.

Vivement ce soir, que la musique me fasse voyager, m'assourdisse et me fasse oublier qui je suis.

Je veux partir dans l'excès. C'est là où je vibre, et je veux vibrer.

Ma vie m'ennuie... terriblement!

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Pensées de fin de soirée

La soirée était … sans surprise.

Qui est avec qui ?

Qui porte quoi ?

Les rumeurs se confirment, s’infirment au grès du temps…. D’autres se créent…au gré de la soirée...

Tu esquives certains, ils te rattrapent ou te fuient aussi. Tu vas vers certains, ils sont contents de te voir ? Ils sont hypocrites ? Ils te rembarrent ?

Quel décor, quel gâchis, quel m'as tu vu!! Tout ça pour dire, j'ai de l'argent... mais ce n'est qu'un anniversaire!

Problématique de la soirée : Où vais-je m’asseoir ?

Loin du seul qui m’a fait vibrer et que je ne supporte toujours pas de voir avec une autre. Celui même qui prendra un malin plaisir à faire croire au monde entier, qu’il va bien et qu’il se tape des bombes depuis qu’il n’est plus avec moi.

M’asseoir à La table, alors qu’il y a des filles moins jolies, moins bien habillées, mais tout aussi populaires=> pour paraître.

M’asseoir à côté de celui dont il sera jaloux, celui qui est populaire, celui qui est sympa et avec qui je m’amuserais, mignon pour que j’aie assez envie de le séduire éventuellement.

Il va s’imaginer toute la soirée qu’il va rentrer chez moi, avec moi…Parce que toutes les filles le lui laissent croire et pas seulement, puisqu'elles passent à l'acte. Et pourquoi?
Parce que c'est un fils de bonne famille (=Riche) et qu'il est populaire (=populeux)
Me concernant:

Le laisser le croire sans rien de concret, sans rien confirmer… en souriant… et lui dire gentiment une fois devant chez moi « Merci pour cette soirée, c’était sympa, on s’appelle ? … » Faire un bisou très tendre, et rentrer chez moi. (L'âne et la carotte)

Il m’insultera ou s’insultera et me traitera de « Salope »,

Oui bien sûr et qu’est ce que je suis, alors ? Une salope… qui ne couche pas.

Je suis rentrée, avec une seule envie, me coucher…seule.

Gavée de ces mondanités, gavée de cette hypocrisie… Gavée de ce décryptage social incessant, où tu es sans cesse dans des endroits extrêmement bruyants à force de rumeurs, de papotage et d’hypocrisie, qu’à peine arrivée à tes oreilles tu fais « Suppr. » et à la fin de la journée, tu vides la corbeille.

Rania est déjà là. Encore dans sa robe, elle s’est jetée sur le canapé et se démaquille devant la télé : Chasse et pêche sur la truffe. Je me joins à elle, histoire de voir si le clébard va trouver la putain de truffe. J’aurais gagné ma soirée.

Elle me jette un « t’as aimé ? » … Je renvoie un « Ouais, bof… » Et je vais dans ma chambre.

En se croisant et en se recroisant, on s’échange quelques infos, je sais depuis que Dorra hyper saoule c moche, que Ramzi et Héla sont de nouveau ensemble, sauf qu’apparemment il garde des rapports de « derrière la tente » avec Soussou. On les aurait vu se parler derrière le décor pendant que Héla faisait la fête avec ses copines. Je sais aussi que Rania n’a pas bougé de sa chaise et qu’elle était pensive toute la soirée. Elle ne me l’a pas dit mais je l’ai vue.

Elle demande : « Il était là ?... »

« Ben, oui… je l’ai vu »

« J’avais espoir que tu ne l’aies pas vu »

« Non, je l’ai bien vu… et je t’assure que ça m’a rien fait. C’est fini maintenant. Qu’il fasse ce que bon lui semble » et je suis partie de la salle de bain, en ne revenant pas.

Je me suis plongée dans mon lit et mes idées noires ont commencé à m’étouffer comme à leur habitude :
Pourquoi je n’arrive pas à vivre heureuse ?
J’aime la souffrance ?
Je fuis le bonheur ?
Toutes ces questions suscitent des constat terrifiants:
Je peux réussir tout ce que j’entreprends, avoir ce que je veux tant que je n’y mets pas de sentiments. Je suis l’éternelle insatisfaite, combler un besoin marque la création d’un autre, plus exigeant. Je ne lésine pas sur le travail, "Je l’aurais" telle est ma devise .

Je me cache et m’enfonce sous ma couette. J’aime le noir, et le silence, comme ça je ne me vois pas, comme ça je ne m’entends pas.

Je suis hyperactive, mais tellement fatiguée. On me trouve belle, je le vois dans les regards mais je ne me sens pas belle de l’intérieur, je me sens horrible même. Je sais que je cultive cet atout comme une arme, que je m’en sers pour arriver à mes fins.

C’est le sentiment que j’ai eu durant tout cette soirée, et chaque fois que j’allais parler à quelqu’un, si c’est un homme, 2 petites minutes et je sais s’il faut jouer la femme fatale, ou la femme enfant. Et si c’est une femme, je sais subtilement jouer la femme alliée dans la beauté
« Tu es belle, on est belles ». Je sais c’est ridicule, mais avec ces gens là, c’est aussi simple.

Je m’ennuie d’être si peu spontanée, je vis comme un robot… Je sais très bien où je vais puisque c’est moi qui le décide.

Pourtant, ce soir… mon cœur à bondit et il ne l’avait pas fait depuis longtemps. Sauf que le bond, il l’a fait dans le passé… et le passé et le passé. Ma vie n’a qu’un sens, le pouvoir.

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That’s how the day ends !

Je suis allée à mon rendez vous.

C’est toujours un couple qui part en intervention. J’y suis allée avec Majid, mon collègue.

Nous entrons dans le bureau, Mr Toumi est là.

Il nous expose son projet, celle qui écoute de manière admirative et qui note.

Première impression, petite exécutante qui note le besoin du client.

Je laisse Majid exposer notre offre au client.

Il écoute patiemment, sans grand enthousiasme.

Je n’ai pas envie de le perdre.

L’idée et je ne sais comment, me traverse l’esprit, et c’est toujours le cas dans les situations critiques.

Lorsque Mr Toumi se prépare à nous dire « On reste en contact, j’ai vos coordonnées, je vous rappelle »

Je prends une grande respiration, il est temps de croiser les jambes, tortiller des lèvres, faire papillonner les cils, et lui expliquer par A+B qu’il est un client unique, à qui on propose une prestation unique à un prix unique. Comme je saurais faire en sorte qu’il avale mes paroles comme il avale des couleuvres. Done ! Il achète. Si, si je vous jure il a acheté, il attend le devis pour signer.

Je sors de là, je ressens une certaine fierté, couplée d’un certain dégoût : j’ai réussi mon challenge mais j’ai l’impression d’avoir manipulé Mr Toumi (qui serait Mr Epsilon, ça ne changerait pas grand-chose). Ce n’est pas qu’une impression de négociation professionnelle, ni de négociation tout court. Mais j’ai l’impression que toute ma vie est un gros coup de pub.

Je suis une manipulatrice et mon physique m’aide beaucoup ? Je ne veux pas le croire.

Etre manipulateur c’est ne pas avoir de sentiments et agir dans le seul but d’extirper quelque chose de chez quelqu’un. Je ne suis pas comme ça… je ne veux pas le croire.

Quand je retourne au bureau, il est plus de 10h, il est l’heure d’appeler Rania, pour savoir où elle a atterri hier et quelle connerie elle a encore faite. Le code d’honneur veut qu’on ne se dérange jamais. A 10h, elle est obligatoirement réveillée et au bureau.

« Allo, bonjour… Tu m’as fait peur »

Petite voix « Bonjour, je m’en doute »

« … »

« Tu attends que je t’explique ? »

« Non, j’attends que tu me dises qu’au moins tu vas bien ?! »

« Oui, je vais bien physiquement, moralement, c’est une autre affaire. »

« Tu étais avec lui hier soir ? »

« Pas toute la nuit, il est rentré chez lui à 5h… (Avec un soupir) il a une femme qui ne doit rien y voir de suspect. »

« Vous avez parlé »

« On n’a fait que ça. C’était drôle et sympa au début. Jusqu’au moment où on s’est demandé ce qu’on faisait là tous les deux. Assis sur une bordure près de Kobet El Haoua, jusqu’à pas d’heure ! À quoi ça rime. »

« Aïe ! Et à quoi ça rime ? »

« C’est la conclusion à laquelle nous en sommes arrivés. On s’apprécie, on ne peut pas ne pas passer de temps ensemble, et on fini par se séparer quand je lui rappelle qu’il est tard et que sa femme va se demander où il est et qu’il me dit : « tu rentres seule ? » … Ben, oui seule… »

« Ma chérie, je suis désolée… »

« Y a pas de quoi, … c’était prévisible, … tu manges où à midi ? »

« Avec Hédi »

« ça a été ton rdv ? »

« Très bien, on passe au Lac après le boulot ? Je dois récupérer ma robe. »

« J’y serais j’ai rendez vous chez Nahla. Tu t’es fait les ongles ? »

« Non, je les ferais en rentrant. J’ai eu Hassen au téléphone, il passera aux alentours de 23h, ça me laisse le temps de tout faire. »

« On se retrouve devant l’institut de Nahla ? Tu m’appelles en sortant ? »

« Oui, à plus ma belle. »

Je me suis plongée dans le travail, j’ai déjeuné avec Hédi. On a discuté de tout et de rien, j’ai esquivé tout ce qui pouvait de près ou de loin, concerner l’avenir, le mariage et l’engagement. Je n’aime pas quand ça devient trop facile. Et, il m’offre le bonheur sur un plateau.

Notre déjeuner était sympa, mais totalement dépourvu de sentiments. A la fin du déjeuner au moment de se séparer, j’essaye d’esquiver de toutes mes forces toute phrase qui pourrait ressembler à « Je passe chez toi ce soir ? » ou « Je te revois quand ? ».

Il n’a pas pu s’en empêcher « On se voit ce soir ? »… A la rigueur s’il pouvait me laisser en suspens, me laisser réfléchir, me demander pourquoi il ne m’a rien dis, me donner matière à penser à lui.

Les filles aiment qu’on leur complique la vie, ou moi j’aime qu’on me complique la vie, qu’on me donne du fil à retordre. Pauvre Hédi ! Par moments, je ne sais plus quoi faire pour qu’il sorte de mon emprise.

Je n’y pense plus. L’après midi je me replonge dans le boulot, et là j’excelle… dans la gestion de l’équipe, de mes clients, de mes dossiers….

Il est 19h, je dois rentrer.

Je poste cet article écrit entre deux portes.

Je me prépare pour ma soirée mondaine, où il faudra s’afficher avec son plus grand sourire et sa plus grande sympathie résumant une tonne d’hypocrisie. La house me fera oublier ce mal être et le fait que je déteste ma vie.

Je risque de retrouver du monde qui va pas me lâcher.

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Déménagement/Emménagement

Je savais que le fait d’emménager ensemble avec Rania n’était pas une décision facile.
Il est évident que nos deux situations ne nous permettaient pas une seconde de continuer comme ça, dans nos familles.
La réussite professionnelle, beaucoup d’argent, la jeunesse, la liberté à la suite d’un échec sentimental cuisant, la trentaine qui s’approche(…) n’ont laissé aucune de nous indifférente à l’envol, sortir du nid familial, partir faire sa vie.
Nous avons de loué un appartement, à Gammarth, à 5 minutes de nos familles, à 5 minutes de nos bureaux, à 5 minutes de Carrefour et à 5 minutes de tous les hôtels et coins sympas de la banlieue nord (L’osmose, La suite, Maxximum,…).
Nous avons à nous deux le sens de la responsabilité, gagnant convenablement nos vies, nous sommes capables de subvenir seules à nos propres besoins, c’était le deal avec les parents. Tu quittes le domicile familial, « tu prends tes responsabilités !!! »
J’entends encore mon père qui disait, « Mimi, je ne suis pas d’accord avec ton idée de partir vivre seule. Je t’imaginais partir au bras d’un homme, lors de ton mariage… »
Sauf que, ce que mon Papa ne comprends pas, c’est que l’idée que je me fais de la vie à deux est différente voire diamétralement opposée à ce que j’ai vécu jusque là et de ce que je vois autour de moi.
Ne polémiquons pas là-dessus.
Enfin, nous sommes installées, la maison prends forme, nos amis nous ont aidées.
Hier soir, je suis rentrée du boulot vers 20h, Rania n’était pas là, elle a le mariage d’une collègue je crois. Je passe devant la porte de sa chambre et je remarque d’un coup d’œil furtif que ça ressemble clairement à la chambre d’une jeune femme qui a mis un temps fou à se préparer pour aller à un lieu, où elle risque de croiser quelqu’un qui lui plaît. Je suis angoissée à l’idée que Sami y soit.
Sami est son collègue, il est plus âgé et mature comme elle les aime, il a un poste à responsabilités, il est cultivé, beau parleur comme elle les aime… Il lui plaît beaucoup, mais, ils ne se seraient pas dis les choses clairement. Il y a des échanges de regards, un jeu de séduction, mais rien de bien concret… Il est marié.
Il y sera sûrement à ce mariage… Pourvu qu’il ne se produise rien qui lui fera de la peine, ou rien qu’elle pourra regretter.
Je continue vers ma chambre. Je suis d’humeur nostalgique, triste,… pas vraiment envie de sortir. Je suis fatiguée.
Je prends une douche, je fais ma prière, je prie pour que Dieu m’enlève cette angoisse dans laquelle je vis perpétuellement, et je me dirige vers la cuisine… Histoire de grignoter.
J’arrive devant le frigo, je déteste cette ambiance silencieuse et pesante d’une maison vide. Je ferme la porte et je cours allumer la télé.
Une sonnerie m’informe de l’arrivée d’un Sms.
From Imen to Mimi : « Sushi ça te dit ? Ch’uis avec Amine et Myriam… T’as 5 min pour répondre. »
Je ne prends même pas 5 secondes pour réfléchir
From Mimi to Imen : « Non merci, je viens de rentrer, bisous à tous les 3, à demain »
Demain ? C’est la soirée organisée comme chaque année chez Tarak pour son anniv’, la soirée que tout le monde attends depuis des jours.
Je ne sais pas vraiment ce que je vais me mettre. J’ai bien cette robe rouge… qui me fait un jolie décolleté.
Je me sens si… mal dans ma peau. Cette hypocrisie sociale, ce mal être qui s’installe en toi alors que tout le monde t’envie pour tout ce que tu peux avoir ou faire ou dire. S’ils savaient à quel point je donnerais tout ce que j’ai, tout ce que je peux pour me libérer de mes angoisses et vivre la tête et le cœur léger.
De quoi j’ai envie ? D’un tendre baiser, doux et sans conséquence…
Je ne mange pas, je regarde les dauphins jouir de leur liberté, dans cette mer si bleue… je suis jalouse. Mon portable sonne « Ahmed »… Je ne décroche pas. J’active le mode silence, et dans ma tête aussi. Ce qu’il peut vouloir ? Me dire qu’il m’aime encore… mais qu’il est avec elle, encore. Je n’ai pas envie d’entendre ça. Je préfère m’endormir.
Je pense m’endormir sur le canapé devant National Geographic, mais j’hésite, et si Rania ne rentrait pas seule. Je n’ai pas envie de la déranger.
Mais j’aimerais l’entendre et me lever si elle rentre seule et triste.
Je vais dans ma chambre, musique Lounge et un bon bouquin, histoire de ne pas entendre ma tête me parler. Maman, tu me manques déjà.

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